TELEPOCHE

Aux côtés de Shannen Doherty et Alyssa Milano, Holly Marie Combs est l'une des séduisantes sorcières de "Charmed". Le succès à 25 ans, la longue amitié qui la lie à Shannen, le surnaturel, les blessures passées aujourd'hui oubliées... Elle s'est confiée à Télé Poche.
"Charmed" fait un vrai malheur. Vous
attendiez-vous à un tel succès ?
H. M. Combs : Shannen, Alyssa et moi avons été surprises. Une
série sur des sorcières, c'était un sujet quasi-inédit.
Très différent de ce qui se fait actuellement. Nous ne savions
pas si le public allait suivre. Ça a marché ! On est ravies.
On vous compare souvent au trio des "Drôles de dames".
Flatteur ou pas ?
H.M.C. : Nous prenons cela comme un compliment. "Drôles de dames"
a eu un tel succès ! J'étais d'ailleurs la première à
suivre leurs aventures à la télé. Si les jeunes prennent
autant deplaisir à regarder "Charmed" que moi à voir
"Drôles de dames", c'est bon signe. Il paraît que dans
le trio, je suis celle que l'on compare à Kate Jackson. Il est vrai
que, comme elle, je préfère les vêtement habillés
aux tenues plus sexy.
Cela ne vous dérange pas que Shannen et Alyssa aient une
image plus sexy ?
H.M.C. : Je suis contente, au contraire. Je n'ai pas à mettre des robes
un peu transparentes, des minijupes ou des décolletés. Je n'ai
jamais aimé jouer les vamps !
Shannen et vous êtes amies depuis des années...
H.M.C : On se connait depuis huit ans. Cependant, on n'avait jamais eu l'occasion
de travailler ensemble. Quand on s'est retrouvées sur le plateau de
"Charmed", on s'est demandé si ça allait coller. En
dehors des plateaux, on se voyait déjà tellement. Au bout du
compte, c'est un sacré avantage. Quand on part le matin, on sait que
l'on va trouver une atmosphère agréable.
Shannen, dit-on, a influencé les producteurs pour que vous
soyez engagée...
H.M.C. : Cela n'a pas été le cas. En revanche, nous étions
de connivance : les producteurs souhaitaient m'engager pour le rôle
de Phoebe. Shannen devait jouer Piper. Nous avons convaincu Aaron Spelling
d'inverser les rôles : je suis Piper et Shannen, Prue. Je dois dire
que nous avons de la chance d'avoir un producteur ouvert aux suggestions.
"Charmed" s'adresse plutôt à un public d'ados.
Pourtant, certaines scènes sont assez violentes...
H.M.C. : Nous essayons de réduire au maximum les scènes de ce
type, qu'il y ait le moins de sang possible. Mais, il ne faut pas oublier
quec es scènes ne sont que pure fiction.
Alyssa Milano est arrivée tardivement dans la distribution.
Qu'à-t-elle apporté à l'histoire ?
H.M.C. : De l'humour. Avant son arrivée, l'histoire manquait cruellement
de légéreté, les personnages étaient moins insouciants.
Grâce à Alyssa Milano, la série est plus drôle.
Les pouvoirs surnaturels, la voyance. Ces sujets vous étaient
étrangers ?
H.M.C. : Il m'arrive d'être superstitieuse. Ma grand-mère a des
dons de voyance. Elle peut vous prédire le futur. Et pour elle, il
est clair que j'ai hérité de ce don ! Il est vrai que parfois
lorsque je rentre dans un endroit, je sens les vibrations qui s'en dégagent.
Jusqu'en 1996, vous tourniez dans "La ville du grand secret".
Rome, la famille d'un shérif... rien à voir avec "Charmed"...
H.M.C. : "La ville du grand secret" est une série réaliste,
on y parle de problèmes sociaux. L'univers de "Charmed" est
différent. Au départ, j'ai éprouvé une libération.
Mais je n'imaginais pas pouvoir exprimer autant d'émotions. Nous baignons
dans le surnaturel mais nous sommes aussi des femmes d'action. De plus ce
n'est pas évident de "jouer" avec autant d'effets spéciaux.
Notre travail est plus difficile. On doit se concentrer davantage. Il faut
simuler la crainte, la peur... sans support dramatique : les effets spéciaux
sont ajoutés au montage.
Comment avez-vous réagi à l'arrêt de "La
ville du grand secret" ?
H.M.C. : L'équipe était sous le choc. Pour David E. Kelley,
le producteur, ce fut encore plus difficile : il a à peine eu le temps
de travailler sur l'épisode final. Nous étions abattus. Mais,
je reste en contact avec mes partenaires Kathy Baker et Tom Skerritt qui,
chaque année, m'appellent pour mon anniversaire. Quand à Lauren
Holly, elle m'envoit sa nouvelle adresse à chaque fois qu'elle déménage.
Quelle furent vos précédentes expériences
professionelles ?
H.M.C. : La première fois que je suis apparue à l'écran,
c'était en tant que figurante au côté de ma mère
dans le film "Wall of glass", j'avais 10 ans. Ensuite j'ai tourné
de nombreuses publicités. A 13 ans, j'ai joué dans le film "Sweet
heartsdance" avec Susan Sarandon et Don Johnson, et, mon dieu, que j'étais
vilaine ! D'ailleurs, ils ont coupé au montage la plupart des scènes
où j'apparaissais.
A 18 ans, vous avez épousé l'acteur Bryan Smith,
mais ce mariage n'a tenu que quatre ans. Avez-vous oublié cette séparation
?
H.M.C. : Ce fut l'expérience la plus difficile de mon expérience,
mais cela ne m'a pas empéché de garder l'espoir.
Seriez-vous prête à vous remarier ?
H.M.C. : Je fais maintenant beaucoup plus attention, et, je suis plus exigeante
que jamais dans mes choix amoureux. De ce douloureux divorce, j'ai en tout
cas tiré des leçons qui m'ont servi ultérieurement. J'étais
trop jeune pour me marier et j'ai beaucoup mûri depuis.
Holly Marie, vue par Shannen Doherty :
Je connais Holly depuis longtemps, elle est ma meilleure amie. C'est une jeune
femme adorable qui possède une rare beauté intérieure.
Travailler à son côté est vraiment une très grande
chance parce qu'elle est toujours d'excellente humeur. Nous sommes complices.
D'ailleurs, sur le tournage, entre deux scènes, nous avons quelquefois
du mal à contenir nos fous rires. Notre amitié est très
importante pour moi, je l'aime à en mourir.






















